Les mots bâtons de marche

S'il existe un mot qui sera le meilleur ami d'une personne dyspraxique, c'est adaptation. 

Pendant longtemps, car je ne connaissais pas mon trouble, j'ai foncé contre des murs en voulant faire les choses comme les autres. Cela m'arrive encore...Mais accepter de s'adapter, accepter éventuellement même des aides, qui sont une grande chance mais heurtent parfois notre fierté, permet non seulement de mieux y arriver. Mais également il arrive que peu à peu les connexions se fassent et qu'un jour, les choses deviennent plus faciles dans un domaine ou un autre. Parfois, il faut accepter aussi "qu'on le fait moins bien que les autres", mais tant pis, mieux vaut le faire et vivre sa vie. Le plus difficile est souvent le regard des autres, mais ça on en reparlera...Ce mot adaptation a son grand assistant magique, qui s'appelle imagination. 

Il existe un autre mot qui est un bon compagnon pour une personne atteinte d'un trouble dys et c'est humour. Il ne s'agit pas de se dévaloriser en se moquant de soi-même, mais de savoir relativiser les échecs et de mettre les rieurs de son côté.

Enfin il y a un mot que j'ai vu inscrit en gros sur le front de la plupart des personnes dys que j'ai rencontrées et c'est celui-ci: Volonté.
Les personnes souffrant de ces troubles ont une volonté qu'une personne non-dys n'imagine même pas. Chaque jour, mille fois, dans le moindre geste qui vous paraît banal, si vous ne souffrez pas de ce trouble, par ex, prendre un verre dans un placard ou lacer vos chaussures, nous échouons et nous recommençons. Encore et encore. Et cela signifie parfois de ramasser les dégats aussi. Mais nous soupirons, serrons les dents ou bien n'y faisons pas attention si personne n'est là pour nous le faire remarquer (c'est juste une fois de plus...) et bien sûr, nous recommençons. Jusqu'à l'épuisement. 

Tout cela est englobé dans le mot différence, quelque chose qui est à apprendre de tous, et si, nous cotôyer demande pour les autres de s'habituer à une différence, pour nous il nous reste à accepter de la vivre, ce qui est certains jours difficile. 

 

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